Mardi 5 février 2008

Je boite dans les cieux

du vaisseau de pierre

comme un oiseau

malade du vide.

par Denis publié dans : Pics et Tamis
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Samedi 26 janvier 2008
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par Denis publié dans : Territoires
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Samedi 26 janvier 2008
Lasse enlacée
De lacets en cuir
Lisse
Les cuisses
Les fesses
Le cilice
Déesse enserrée
Sous le corset
Chair
A l’enchère
Prière entravée
Traverse
Son étrave douce
Grise les sens
Glisse vers l’absence
Finesse de la taille
Entaillée
Par la ceinture
Jupe relevée
Poitrine nue
Poussière aux yeux
Et la mort
Qui veut me vendre
Un chapeau
par Denis publié dans : Pics et Tamis
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Samedi 26 janvier 2008
Le désespoir
En tenue de rigueur
N’a pas ses poches
Sous les yeux
Et que la porte
L’endiable !
par Denis publié dans : Pics et Tamis
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Samedi 26 janvier 2008
Contact
Je tourne le bouton
Et sa lèvre enregistre
Les sons égarés
Par ses sens
Je caresse
Sa détresse
Me hisse
A son cilice
M’égare
A ses fards
Et la nuit tombe
Sur ma croix
Et sur sa tombe.
par Denis publié dans : Pics et Tamis
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Samedi 26 janvier 2008
L’ océan c’est comme la banlieue
Ca fait des vagues et puis ca meurt
Un enfant c’est une histoire
Meme si le monde l’indiffère
Je suis au ravage des passions
Avec des chaines à la rumeur
Et si mon âme perd son temps
C’est tout mon temps qui se libère
Oh toi la flamme de mon couchant
Et qui accouche des brisants
La mer n’a pas que des violiers
Qui se dévoilent des cœurs lourds
C’est des poitrails de prison
Sur des hivers qui vont tous nus
Toi ma supplique de corail
Qui me déchire d’illusions
Tu fais la niche dans mon cercueil
Et puis tes yeux c’est comme les miens
Tu vois le monde sans façon
Berner nos iles de frissons
Nous emballer juste pour le style
Et revenir comme les saisons
C’est une parole qui va toute seule
Comme le fantôme d’un amant
Quêter du sens pour ceux qui veulent
Se consoler rien qu’un instant
C’est tes paupières qui nous séparent
Et c’est la nuit qui perd du sang
Avec la lumière que tu pares
D’un reflet de mes ossements
Je suis le boiteux de l’asile
L’idiot d’un monde ou tu n’es pas
Comme les fleurs je suis futile
A vrai dire je n’existe pas
Je hante à l’heure des marées
Avec mon sourire bleu et noir
Mon corps gonflé sur la jetée
Je suis un noyé provisoire
C’est toi l’amour de mes quinze ans
Je reviendrais j’en aurais cent
Avec des tas de p’tits enfants
Qui bruleront tous mes romans
C’est un poète du mal au ventre
Qui gueule au ciel toute sa raison
Et qui s’endort dans les cendres
De la folie qui était  sa maison
J’ai la tète qui se vide
Les larmes fertilisent la haine
Et creusent déjà les rides
Ou germeront toutes les peines
C’est trop tard ainsi
C’est trop tard
Il est pendu le capitaine
Son squelette au vent dessine
Des arabesques de famine
Et cette fille à l’horizon
Sa silhouette à contre rêve
C’est elle qui dit mon oraison
A ce cortège qui m’enlève
C’est trop tard ainsi
C’est trop tard
Je suis une algue maintenant
Quand des rideaux sur des yeux fous
Font des caresses au grés du vent
Moi je m’évade à genoux
Le désespoir c’est une idole..
par Denis publié dans : Pics et Tamis
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